Dans mon travail, le style, la composition, les couleurs utilisées, varient ainsi d'une facture à une autre, d'un sujet à un autre. Tous mes portrait sont peints d'une manière qui correspond à l'histoire du modèle. Je ne cherche pas à mettre le sujet à son avantage, mais à révéler son être profond. et si la valeur n'attend pas le nombre des années, les années autorisent une maturation qui seule permet d'accomplir son œuvre dans la liberté de créer.

 



 


 

ENTRE EXPRESSIONNISME ET SYMBOLISME
 
 
« L’ARTISTE A POUR MISSION DE RÉPARER LE MONDE. » (Mark Rothko)


Mon dernier travail se situe en un lieu où l'expérience de l'être est double :
ancré dans une histoire / détaché de cette histoire.
Chacune de mes toiles témoigne à sa façon d'une duplicité insurmontable entre ancrage et détachement.

 
Dans le monde de l’expressionnisme contemporain, ou pseudo-expressionnisme, il s'agit en particulier aujourd’hui de lutter contre ce que d'aucuns ont appelé " l'industrie du pot de couleur", noir de préférence.
Lutter contre le noir comme marque de fabrique de sentiments non vécus, de désespoirs feints, le noir qui gagne la surface comme symbole de la souffrance.
Renouer avec la couleur celle de Kirchner, de Kokoshka, Nolde, Franz Marc, Jawlensky, et des peintres du Blau Reiter.
Renouer avec le grotesque celui de James Ensor, d’Otto Dix, Grosz, Georg Scholz, Max Beckmann , le grotesque comme antidote au suicide.
Renouer avec l’art comme expression de la rébellion subjective contre la réalité.
Renouer avec le symbolisme comme antinaturalisme en suivant les chemins de l'imaginaire et de la représentation de l'idée.
Suggérer cette duplicité insurmontable quitte à susciter un malaise parce que tout est dit alors que rien n’est dit.
À la limite du déséquilibre en héritier de la Renaissance italienne et du maniérisme, cet autre expressionnisme.
Si mon travail est ancré dans une histoire il en est également détaché.


 
Certains reprochent à mon travail de n’avoir pas d’identité stable, d’échapper à toute définition univoque et définitive.
C’est vrai, il ne se rattache à aucun style, ne démontre aucune idée.
Il s’agit d’une peinture frontale où toute perspective est absente.
Il n’y a aucun appel vers un au-delà, ce qui conduit au flottement, au mouvement, à l’étrangeté,
au grotesque.
Les personnages représentés deviennent alors intemporels.
Tout est chamboulé.
 

https://www.dropbox.com/s/tfhy4ktdbdkv2ku/*Entre%20dehors%20et%20dedans%20*.pptx



 
 
Dans le dessin, contrairement à ce qui se produit dans la peinture, nous sommes dans l'instantané, dans un parcours dans un processus en cours, une action dont nous saisissons simplement un instant.